Réussir sans diplôme 

 La France est atteinte d’une surproduction de gens à diplômes, polytechniciens, économistes, philosophes et autres rêveurs qui ont perdu tout contact avec le monde réel.

Quelques années en arrière, cette citation de Roland Barthes me serait probablement passé au dessus du nez. J’imaginais alors, de manière plutôt légitime, que mon éducation était terminée, et qu’elle pouvait difficilement être meilleure.

Je sortais d’une des plus grandes écoles française et les employeurs s’arrachaient mon CV. J’étais le profil à attraper. Je le suis toujours d’ailleurs. On dit souvent que votre diplôme garde de la valeur pendant vos 10 premières années de carrière. Ensuite, c’est ce que vous avez accompli qui contera, a moins que vous n’ayez les moyens de vous payer un MBA pour reprendre 10 ans d’employabilité à haut salaire garantis.

Seulement aujourd’hui, je me demande pourquoi le diplôme a pris une si grande importance.

Après tout, je n’ai réutilisé qu’une infime partie de ce que j’ai appris sur les bancs des amphithéâtres pour réussir ma vie. Et puis toutes ces personnes qui réussissent à vivre leurs vie rêvée en étant leur propre patrons, à voyager aux quatre coins du monde ou simplement à sortir des mortels open-spaces pour vivre une vie qui leur plait vraiment ne sont pas tous des diplômés de grandes écoles. Certains ont à peine le bac en poche.


                            Est-il possible de réussir sans diplôme ?

La réponse dépend de ce que vous envisagez. Si vous rêvez de devenir chirurgien, de travailler dans la sureté nucléaire ou à la NASA, vous n’y a arriverez pas sans diplôme. Il existe des dizaines de professions extrêmement techniques pour lesquelles le diplôme est essentiel puisqu’il assure votre niveau de compétence.

Mais la question est beaucoup plus complexe si votre vision de la réussite.

Vous pouvez faire fortune en montant les échelons d’une entreprise tout comme vous pouvez devenir riche sans ne jamais avoir obtenu de diplôme (pensez à Steve Jobs ou à Charles Bronson). Vous pouvez utiliser votre diplôme pour gagner beaucoup d’argent et prendre quelques années sabbatiques à parcourir le monde tout comme il est envisageable de travailler à son compte sans être contraint à une localisation particulière.

J’ai longtemps cru qu’il devenait impossible d’être autodidacte de nos jours, mais c’était une erreur de jugement. Deux patrons sur trois ne sont pas issus de grandes écoles, beaucoup n’ont que le bac en poche.  Je ne compte plus les exemples de personnes pour qui le diplôme a été secondaire, qui ont su démontrer leur valeur plutôt que de s’appuyer constamment sur un CV.

Pour réussir, les chemins possible sont multiples et n’ont en commun qu’une composante : l’éducation. Or l’éducation n’a que peu a voir avec les diplômes. A ce sujet, Christian Bobin disait à juste titre que « L’intelligence n’est pas affaire de diplômes. Elle peut aller avec mais ce n’est pas son élément premier. » Si vous choisissez de monter votre entreprise et que vous êtes doué, personne ne vous demandera de compte sur votre parcours scolaire.

Si vous devenez photographe indépendant et que vous êtes doués, votre travail parlera à la place des diplômes que vous n’avez jamais acquis. L’éducation n’est pas un diplôme, l’éducation est une composante qui doit nous accompagner tout au long de notre vie. Réfléchissez un instant, ne pensez-vous pas que l’école n’est finalement qu’un moyen de nous obliger à nous éduquer ?

                                  Réussir sans diplôme


Ce qu’un diplôme ne vous enseignera jamais de la réussite

Allons plus loin, il existe finalement des dizaines de choses qui ne sont intégrées à aucun diplôme mais qui sont structurellement nécessaires à votre réussite. Quelques exemples  :

    Avez-vous déjà entendu dire que 80% de la valeur que vous créez provenait de 20% de vos actions ?

La fameuse loi de Pareto est essentielle pour réussir à être plus efficace et personne ne vous l’apprendra dans le cadre d’une programme scolaire !


    La réussite se construit en prenant des décisions. L’école ne vous apprend pas à prendre des décision. Elle vous guide tranquillement au fil des années vers un diplôme selon un plan de route parfaitement établi. Si vous n’apprenez pas à devenir proactif et à prendre des décisions, vous avez peu de chance de réussir un jour à réaliser vos rêves ;


    L’échec est une bénédiction. A l’école, il est toujours sanctionné d’une mauvaise note ou d’un refus de passage au niveau supérieur, à tel point que l’on finit par oublier que la réussite passe avant tout par des échecs. Dés que vous sortez d’un cadre scolaire, n’hésitez pas à essayer encore et encore. La persévérance est le premier facteur qui vous mènera vers la réussite.


    La vie n’est pas une compétition. En réalité, vous réussissez beaucoup mieux en aidant les autres qu’en cherchant à les dépasser à tout prix. Même si la compétition a du bon (elle est stimulante et génératrice de mouvement), elle n’est pas la solution à tout. Il vaut souvent mieux avoir un partenaire qu’un concurrent direct .


    Le but premier de votre vie, c’est d’être heureux, pas de trouver un travail pour accumuler jusqu’à votre retraite. J’ajouterais d’ailleurs que votre vie n’est pas tracée à l’avance. Même si un parcours scolaire ressemble à une route de laquelle ont peut difficilement sortir, vous pouvez prendre la direction qui vous chante dés que vous en sortez.


    L’intelligence, ce n’est ni connaître la chronologie complète de la seconde guerre mondiale, ni savoir résoudre une équation à deux inconnues. L’intelligence est un tout, une capacité à utiliser son cerveau pour atteindre ce que l’on souhaite réellement de sa vie.
    Votre éducation ne s’arrête jamais. Si vous voulez réussir, vous devez apprendre tout les jours. C’est le seul moyen de faire aboutir vos rêves les plus fous.
    Il ne tient qu’à vous de changer de vie et de modeler votre avenir comme vous l’entendez.

Pourquoi vous devriez quand même aller au bout de vos études

Quoi qu’il en soit, je ne vous recommande surtout pas de mettre un terme à vos études juste sous prétexte qu’il est possible de réussir sans diplôme. Ce n’est pas parce que d’autres ont réussit sans diplômes que vous y arriverez aussi. Même si l’essentiel de votre éducation se fera en dehors de votre cursus scolaire, votre diplôme a une valeur inestimable : il est gage de sécurité. Quoi qu’il vous arrive et quelles que soient les routes que vous choisissez, il sera le coussin sur lequel vous pourrez toujours retomber.

Je suis parfois attristé de réaliser que le diplôme puisse avoir une place si importante dans le choix d’un candidat, mais il n’en reste pas moins que vous devez apprendre à faire avec ce système. Si vous n’êtes pas diplômé, vous êtes difficilement employable (surtout si vous n’avez pas d’autres expériences que des tentatives ratées de business).

Profitez de ces années d’étude pour parfaire votre éducation et y ajouter les composantes que je mentionnais plus haut. Vous pouvez changer votre vie dés maintenant sans pour autant tout arrêter. Tentez de réussir sans diplôme comme l’ont fait mark zuckerberg ou Steve Jobs (sous-entendu, avant d’avoir votre diplôme) mais n’arrêtez surtout pas votre cursus scolaire pour vous lancer dans une entreprise dont l’avenir est incertain.

Réussir sans diplôme c’est possible, mais c’est la route la plus incertaine et risquée que vous puissiez prendre !

                             Réussir sans diplôme : est-ce possible ?

Aujourd'hui, deux patrons sur trois sont des autodidactes. On les trouve dans le commerce, l'hôtellerie-restauration, l'industrie et plus récemment dans le Web. Cancres à l'école, ils ont réussi à gravir les échelons à la seule force de leur volonté et de leur motivation.

Des exemples à suivre par tous les allergiques aux études ou les exclus du système éducatif.

Des qualités d'abord. Même s'il est clairement démontré qu'il vaut mieux poursuivre ses études ou suivre une formation pour avoir des chances d'échapper au chômage, il existe des profils atypiques dont la réussite fait rêver et qui pourtant sont des "sans diplôme".

                                    Leur secret ?

Ils détiennent des qualités spécifiques. Ils sont volontiers plus curieux, pragmatiques, iconoclastes, opiniâtres, intuitifs, moins dans l'à-priori, et plus entreprenants. Mais aux dires de certains, ils doivent aussi apporter continuellement la preuve de leur efficacité...

Qui sont-ils ? Entrés jeunes dans l'entreprise, ils ont commencé généralement au bas de l'échelle et appris sur le tas. Doués pour le contact et la vente, ils deviennent des commerciaux hors pairs. As du clavier, il n'est pas rare de les retrouver dans des sociétés d'informatique. Certains se lancent et réussissent dans les "affaires". Ils ont créé ou repris des entreprises et bâti des empires.

A l'image de l'autodidacte Jean-Claude Bourrelier qui en 1975, à 29 ans, créé son premier magasin de bricolage. Il est aujourd'hui à la tête d'un groupe de plus de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, connu sous l'enseigne Bricorama.

Quels débouchés ? Sur le marché du travail, à compétences égales, le diplômé reste une valeur sûre face à l'autodidacte. Mais à l'heure du "savoir-être" et de la ténacité, les profils atypiques ont tout à gagner à frapper aux portes de certaines entreprises, surtout celles qui se positionnent sur les filières comme la vente, la restauration, l'hôtellerie et la distribution.

La création d'entreprise peut également être un bon tremplin pour les autodidactes.

Sans oublier la VAE (validation des acquis de l'expérience), véritable ascenseur promotionnel pour tous ceux qui ont appris sur le tas.                   

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